Partager l'article ! Nouvelle : Jeux de fantômes 01: Deux ans après la mort de Maman, ...
Deux ans après la mort de Maman, Papa bouleversa nos vies pour le meilleur et seulement pour le meilleur : le pire, nous l’avions déjà
traversé.
Un matin, pendant le petit-déjeuner, juste avant que je parte à l’école, il annonça joyeusement que sa mutation à Narft Mount venait d’être acceptée, qu’il était temps pour nous de tourner la
page, de laisser le passé au passé.
C’est ainsi qu’un autre matin, profitant de vacances scolaires, nous partîmes, délaissant famille et amis.
- Papa, c’est encore loin ? demandais-je d’une voix plaintive.
Carolina, ma belle-mère, se tourna vers moi et me regarda d’un air compatissant. Elle fouilla dans ses poches et me tendit un chocolat cœur caramel ; ça ne me calmerait pas, mais ça m’occuperait
un moment. Je l’observai à mon tour, noyée sous un océan de cartes routières qui n’en finissait pas.
- Bientôt, ma chérie. Bientôt, répondit Papa.
Ce fut seulement quatre heures plus tard que nous vîmes le panneau qui annonçait Narft Mount. Ensuite, il y eut d’interminables embouteillages et alors que je nous crû arriver, car Papa s’était
garé devant une belle maison de bois blanc, Carolina m’expliqua qu’il allait juste récupérer les clés de notre nouvelle maison chez un certain monsieur Thorpe, l’agent immobilier.
- Mais je croyais qu’on aller vivre ici, à Narft Mount.
- C’est ce qui était convenu au début, répliqua Carolina, avant que ce monsieur nous contacte. Il nous a parlé de maisons aux prix très abordables dans un village à une heure de route.
- Une heure de route !
- Nous avons tout de suite était séduit par les photos d’une des maisons et de ses environs.
Le village s’appelle Cloverdale, il parait que c’est calme et qu’on peut y faire de belles balades.
- Pas de cinéma, de drugstore ou de snack, alors ?
- J’en ai peur. Mais durant l’année scolaire, nous t’inscrirons dans une école ici et pendant tes heures libres, tu pourras te faire un cinéma, flâner dans les boutiques ou manger un donuts
ruisselant de miel.
Cette dernière idée me plaisait tout particulièrement. Mais les donuts que je préférais étaient ceux de Carolina, elle seul en avait le secret. Papa revint vite et dit que monsieur Thorpe n’était
pas là mais qu’il avait chargé sa femme de lui remettre les clés et que cette bonne dame lui avait également tendit un chapelet qu’il n’avait pas voulu prendre. Nous discutâmes de cet évènement
très bizarre tout en suivant le chemin vers Cloverdale.
Une heure plus tard, soit cinquante-six kilomètres parcourus, nous pénétrâmes dans ce village très boisé et verdoyant. Les maisons étaient presque toutes de style victorien, en bois de
séquoia, avec deux ou trois étages et comportant une tour octogonale et un porche. Je compris immédiatement que Papa et Carolina aient pu craquer pour ce genre de maison, ils en rêvaient mais
dans notre ancienne ville, tout ce que nous avions pu avoir c’était un grand appartement avec balcon.
Nous découvrîmes le cœur du village, désert. Une église, un bar, une école abandonnée, des lavoirs vétustes, un vieux garage et pas âme qui vive, pas même un chat, pas même un chien ou un
oiseau.
- C’est les vacances, dit Papa comme si cela pouvait expliquer ce charmant accueil.
- Oui, ils sont sûrement ailleurs, ajouta Carolina sans plus de conviction.
Ailleurs, évidemment, puisqu’ils n’étaient pas ici.
Nous dépassâmes le cœur du village et dix minutes plus tard, dans un renfoncement, cerné de grands arbres, nous découvrîmes notre nouvelle résidence et nous tombâmes immédiatement sous son
charme.
.................... suivant >>>>>>>>
Note : c'est incroyable, cette histoire a déjà quatre ans ! A l'issue, j'aimerai vraiment lui trouver un nouveau titre parce qu'avec celui-là, vous savez déjà de quoi il est question et ça gâche la surprise.
J'étais prise par le récit, j'aurais bien aimé pouvoir lire la suite.
Quand nous donneras-tu la suite ? ce début est du 30/09/2010...... Tu es en panne d'imagination, ou tu veux faire durer le plaisir ?
amicalement
coline
Salut Coline,
Le vrai problème est un manque considérable de temps. Tu remarqueras que mes derniers articles sont tout autant étirés niveau datation. Je dois retravailler la suite avant de la publier mais je ne peux pas donner de dates. Je passe des concours et n'ai pas le temps d'écrire.
Inscris-toi à la newletter, ainsi tu seras allerté si je publie quelque chose mais hélas, en ce moment, je ne peux rien promettre. C'est déjà énorme que je publie pour les appels à textes.
Bisous
Lina