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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 01:19

 

madeleine.jpg

 

 

L’histoire des madeleines est assez simple.


J’ai acquis pendant les soldes des mini-moules en silicones. Mini-madeleines, mini-financiers et mini-cannelés, enfin à ma portés. Après avoir testé une recette de mini-financiers au chocolat – délicieuse – et ayant dans mon frigo un steak haché pas très convenable, je me lance dans la confection de mini-madeleines à la bolognaise.


Je réalise la pâte, tout va bien. Je mets la pâte dans les empreintes, tout va bien. Je cuis les mini-madeleines, tout va bien. Je sors les mini-madeleines. Vingt minutes plus tard, elles sont bonnes à déguster. Une, puis, deux, puis trois. BAAAAAaaaaammmm !


Ça explose dans ma bouche, mais qu’est-ce donc ? Je ne comprends pas. Il n’y avait pourtant pas d’os, c’est comme si j’avais croqué sur quelque chose de dur. Une molaire commence à me faire mal. Après un bain de bouche, la douleur commence à disparaître mais plus question de mâcher du côté gauche, c’est trop douloureux.


Voilà qu’il est temps d’aller se mettre au lit. Pyjama mis, je me glisse sous les couvertures. Tam tam tam dans ma tête. J’imagine un feu d’artifices pétaradant autour de mon cerveau. J’ai mal à la tête. Impossible de dormir. Je comprime ma tête, appuie sur mon front. Est-ce que ces mouvements vont faire disparaître ces douleurs ?


Je me lève, ça me tourne, ça me cogne. J’avale un paracétamol et un thé. Me revoilà au lit. Tam tam tam… Je m’assoupie, me réveille. Ça cogne toujours, dans le front, dans les tempes, dans le haut du cou… Que m’arrive-t-il ?


Ainsi, neuf heures trente finit-il par me trouver. Je me lève tant bien que mal. Littérature comparée ce matin. Dois rejoindre A quinze minutes avant le début du cours. Ma tête est tout en coton, tout comme mes jambes. Je me traîne à pas d’escargot jusqu’à la salle de bain. Mine affreuse que me renvoie le miroir. Dentifrice sur la brosse. J’oublie l’affaire de la dent. Ahouuuuu !! Douleur et me rend compte qu’une partie de la dent bouge. Une madeleine l’aurait donc fracturée ?


Ça c’est de la madeleine, me dis-je avec amertume.


Je m’habille sans faire d’effort esthétique. Aujourd’hui, je serai négligée : je ne suis pas dans mon assiette. Où est-ce que je trouve la force d’aller sur le campus ? Aucune idée. Je rejoins A qui m’attends. Nous filons à l’UFR aux pas de course. Ma tête continue à cogner et menace mes jambes de se laisser aller à la débandade. Enfin, nous rejoignons le cours à l’heure. Quand il faut se présenter, je baragouine quelque chose, A est obligée de rattraper le coup.


-    Tu n’es pas très claire, me glisse-t-elle en riant.


Je réplique assez fort pour être entendue de la prof :


-    Non, très chère, aujourd’hui je suis malade.


Le cours est passionnant, j’écoute, j’ai mal au crâne. Mais j’aime beaucoup le cours.


Deux heures plus tard, c’est fini. Mon estomac quémande de la nourriture, la file de la cantine me fait tourner les talons. Dans une heure, j’y serai encore. Direction, le centre commercial. Si on me poussait, si une voiture me fauchait, si je devais tomber par terre, je ne me relèverai pas. Je resterai par terre, les yeux fermés, à attendre que la douleur passe. On oublie le mythe des beaux pompiers, baliverne, façon, je n’y ai jamais cru !
Mais je ne tombe pas.


Je rejoins l’autre qui me dit :


-    T’a pas mangé hier ?


Parce que s’il saute un repas, lui, il fait une pseudo crise d’hypoglycémie.


-    Si j’ai mangé hier. Des mini-madeleines…


Si ça n’avait pas été les mini-madeleines, ça aurait été n’importe quoi d’autre. Des pâtes ou de la salade… Comment expliquer qu’une dent se fractionne sous l’impact d’une mini-madeleine ? C’est pas aussi dur qu’une cacahuète ! Alors ?


Je me souviendrais de ces mini-madeleines à la bolognaise ! D’abord, elles avaient bien le goût de la bolognaise, mais elles étaient sèches.


Ah, ces mini-madeleines…et cette fichue dentition…


Après qu’on m’ait incité fortement à aller aux urgences, je suis retournée chez moi et j’attends impatiemment mardi. Le hic lorsqu’on déménage loin – cent trente-deux kilomètres – c’est qu’on est obligé de laisser médecins, parents, amis…  Ce n’est pas évident de retrouver un bon médecin. (et de même pour parents et amis)


Bon, j’avoue avoir…une dent contre mon dentiste. Parce que la dernière fois, j’ai payé pas moins de soixante euros pour réparer cette fichue dent que moi je voulais faire extraire.

On ne se sépare pas d’une dent comme ça. Ah ah. Il croyait pouvoir la sauver, eh bien, il a échoué. J’aimerai bien qu’il me paie l’extraction puisque c’était son idée de la conserver.

« Une dent c’est comme un animal de compagnie, on essaie tout avant de le piquer, eh bien là c’est pareil. » Non, ce n’est pas ce qu’il m’a dit mais c’est un peu l’idée.

 


Voilà, tranche de vie du moment, qui me permet de renouer un peu avec l’écriture.


Le mois de janvier 2012 sera donc attribué aux mots suivants : « forts maux de tête, fracture dentaire, madeleines »

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Published by Calie - dans On NORTH
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commentaires

lael 03/02/2012 22:50

moi c'est en mangeant des boudoirs que j'ai cassé une dent aussi. J'me disais "hein ? un peu dur ce bout de sucre"... ben ct pas du sucre XD
En tout cas bon courage !

Calie 13/02/2012 16:56



On a une sacré chance...euh, le contraire je veux dire !



La suite, par ici :

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Ce blog a été une belle aventure de 6 ans. Pour diverses raisons liées à la plate-forme, je vous annonce que je ne publierai plus ici. Cependant, je n'ai pas le coeur à supprimer ce qui a été fait.  C'est pourquoi, il demeurera.

Vous pouvez me retrouver dans un nouveau blog que j'ai intitulé Mes petits bonheurs. A tout de suite !

 

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